Ligue reconnue d'utilité publique. Fondé par Mademoiselle Sophie Niess en 1913

Pigeons

Nous nous permettons un petit rappel au sujet du nourrissage de ceux-ci.
Même si l'hiver est rigoureux, il est impératif de ne pas les nourrir. Les pigeons, comme tous les autres oiseaux, ont fait leur réserve de graisse à l'automne et ils trouvent sans problème des graines dans la végétation de tous les espaces verts, urbains ou périurbains.
De plus, les nourrir permet des naissances en surnombre et les jeunes s'envolent des nids en plein hiver, pour mourir très souvent avant le printemps suivant, victimes de maladies et de prédateurs.
Cela peut paraître paradoxal mais rendre service aux pigeons, c'est ne pas les nourrir. Soyons donc responsables envers eux.
 
Le pigeonnier de St-François a été réaménagé il y a quelques années pour la visite et comme outil pédagogique pour les écoles.
N’hésitez pas à aller le visiter en compagnie de son responsable, Gérard Cuendet. Il suffit d'être un peu sportif (5 étages, 70 marches).
 
Gérard Cuendet
079 219 39 69
La création de pigeonniers et leur entretien font partie de toute bonne démarche pour aider à faire vivre harmonieusement les pigeons avec les humains dans une grande ville, telle que Genève ou Lausanne.
Cependant croire ou laisser croire que les pigeonniers en eux-mêmes permettent de « réguler » leur population, sous-entendu « régler » les problèmes qu’ils posent, est une erreur.
Les pigeons (pigeons bisets domestiqués et retournés à l’état sauvage) font depuis longtemps partie de la vie urbaine et sont une source de satisfaction au même titre que la présence d’arbres et d’îlots de végétation sur la voie publique.
 
 

Qui rêverait d’une ville désertée par toute autre forme de vie que celle des humains ?


Le problème principal, pour ne pas dire unique, que posent les pigeons est celui de leurs fientes qui s’accumulent aux endroits où ils se rassemblent en nombre.
Ces déjections corrodent les substrats sur lesquels elles sont déposées et  créent un surcroît de travail de nettoyage à des personnes, qui ne sont pas à l’origine des rassemblements de pigeons et en viennent souvent à les détester.
Toutes les places de centre-ville, où abondent les terrasses de café et autres lieux de consommation de nourriture, gares de transport public y compris, constituent des endroits où la présence des pigeons est constante et bien visible.
Il n’en reste pas moins que les grands rassemblements de pigeons (dépassant la vingtaine) sont la conséquence d’un nourrissage intentionnel et régulier.

Les pigeons, granivores, peuvent trouver sans problème leur nourriture dans tous les espaces verts en ville comme dans sa périphérie, en hiver comme le reste de l’année (les jours de grand gel ou de neige, ils sont à la même enseigne que tous les autres oiseaux, qui ont fait à l’automne des réserves de graisse pour passer les mauvais jours). Mais si une source de nourriture abondante (distribution de graines) se présente tout à coup régulièrement et permet de se remplir le jabot sans effort, ils vont « répondre » rapidement à cette aubaine et venir à l’heure de la distribution, en nombre proportionnel à la quantité de graines distribuées.
Inversement, si la distribution cesse, pendant quelques jours les pigeons viennent « voir » à l’heure dite, puis leur nombre diminue progressivement pour redevenir ce qu’il était auparavant.

On l’aura compris : les problèmes liés aux pigeons apparaissent et deviennent cruciaux là où il y a une abondance de de la distribution, en nombre proportion-nourriture accessible sans effort (pas de nécessité de voler loin, ni de chercher petite graine par petite graine dans une pelouse ou un parc). En plus des quantités inhabituelles de fientes déposées sur les édifices proches du lieu de nourrissage, l’abondance de nourriture favorise la reproduction, même en période hivernale (les pigeons des villes sont les seuls oiseaux nichant toute l’année !), ce qui a pour conséquence un surnombre de jeunes pigeons, incapables de se nourrir suffisamment et déclinant dans la souffrance jusqu’à la mort.


Les pigeonniers ne peuvent « régler » directement ces problèmes.

 
Leur construction et leur entretien représentent des coûts, qui ont pour conséquence qu’ils existent nécessairement en nombre limité.
De plus, la création d’un pigeonnier dans un endroit où la présence des pigeons est grande, ne provoque pas le déplacement automatique de ces pigeons (et de leurs fientes) dans ce nouvel édifice ou aménagement (combles d’un bâtiment par exemple). Ils ont déjà leurs propres lieux de repos et de nidification. En général, avec l’ouverture d’un nouveau pigeonnier, on n’attire au printemps suivant que des jeunes pigeons de l’année précédente, qui arrivent à l’âge de la reproduction.

La solution au problème des grandes quantités de fientes à certains endroits consiste principalement :
  1. à faire cesser ou fortement réduire le nourrissage intentionnel
  2. à protéger dans les centres-villes ou les gares les façades et aspéritéssur lesquels les pigeons se posent.
Les pigeonniers ont cependant leur utilité :
  • ils peuvent indirectement contribuer à la diminution du nourrissage intentionnel, en ayant une fonction pédagogique.
  • ils permettent de montrer au public comment les pigeons vivent et leur capacité de reproduction exceptionnellement élevée, ainsi que d’expliquer pourquoi il ne faut pas les nourrir (surabondance de jeunes, qui meurent avant d’atteindre l’âge adulte)
  • de plus, ils donnent à un nombre limité de pigeons de bonnes conditions d’existence dans un lieu où leur reproduction peut être contrôlée (une nichée au printemps, puis le reste de l’année remplacement des œufs par des leurres en plâtre) et où une partie de leurs fientes ne pose pas de problème sur la voie publique et les bâtiments.
C’est pourquoi, lorsqu’une collectivité urbaine prévoit la construction de pigeonniers, il est judicieux d’en prévoir un facilement accessible par le public, avec un espace de visite séparé de l’espace dévolu aux pigeons par un grillage (afin d’éviter que les visiteurs marchent dans les fientes).

En région parisienne, des pigeonniers ont été construits dans le but de donner la possibilité aux personnes nourrissant les pigeons de trouver une activité en étroite relation avec ces oiseaux et de cesser conjointement de les nourrir sur la voie publique. Idéalement, associer ces personnes à la gestion du pigeonnier, au contrôle des œufs et au nettoyage aurait dû leur procurer suffisamment de satisfaction pour qu’elles arrêtent de provoquer par leur nourrissage des accumulations de fientes problématiques.
Malheureusement, l’expérience montre que ce but n’est pas atteint et qu’à long terme la gestion des pigeonniers ne peut être faite que par des employés communaux ou des personnes payées pour cela.

La ville de Lausanne a rénové ces dernières années ses trois pigeonniers et a rendu le plus grand, celui de l’église Saint-François, visitable par des groupes d’une quinzaine d’adultes ou une vingtaine d’enfants (voir image ci-contre).

Régulièrement des classes d’école primaire viennent y observer la vie des pigeons, après avoir suivi en classe une animation sur les oiseaux en ville. Les personnes intéressées par une visite de ce pigeonnier peuvent contacter l’auteur de ces lignes

par courriel à l’adresse : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
ou en téléphonant au : 079 219 39 69

Dans la mesure du possible, les visites sont organisées pour des groupes
(3 à 10 personnes ou plus)

En allant sur le site www.lausanne.ch et en tapant « pigeons » dans la recherche (en haut à droite), il est possible de consulter les pages consacrées à ces oiseaux, à leur extraordinaire biologie, ainsi qu’aux questions relatives aux aspects sanitaires, à la prédation par les rapaces, à la législation et à la possibilité de moyens contraceptifs. Que le lecteur n’hésite pas, après avoir lu le présent article et les pages « pigeons » du site internet de Lausanne, à exprimer par courriel ses commentaires ou questions.
Tout débat sur la question des pigeons en ville ne peut être que bénéfique pour une coexistence harmonieuse entre ces oiseaux sympathiques et les citadins.
 
Gérard Cuendet
biologiste
 
Pour les uns des rats ailés, pour les autres des tendres messagers du ciel; nous faisons partie des citadins qui préfèrent leurs roucoulements aux bruits des voitures et sommes reconnaissants qu’il y ait encore des animaux qui, de leur propre gré, veulent bien partager nos villes de plus en plus anonymes.

La Ligue, mettant sa conviction en pratique, gère, avec l’aide aimable du responsable de la ville de Lausanne,

le petit pigeonnier du Parc de Mon Repos.

 
Afin d’épauler les bénévoles actifs, nous cherchons encore des  colombophiles qui veuillent bien consacrer un peu de leur temps au bon fonctionnement de ce havre de paix, situé sous les combles de la ferme du Parc.

Merci d’avance de contacter notre secrétariat.

Voulez-vous adopter, parrainer ou soutenir nos animaux?

s'il vous plaît contactez-nous

Invitez les amis à visiter notre site web, partagez les liens et les articles sur les réseaux sociaux, utilisez les boutons "J'aime" et "G+1" !
Aidez-nous à faire connaître nos activités et notre engagement !

Placements Urgents

Je cherche une famille...

IMAGE

Bonny

Une bonne fée veillait décidément sur Bonny au moment de sa naissance, car il s’en est fallu de peu pour qu’elle ne puisse jamais développer...

IMAGE

Calico

Attrapes-moi si tu peux!!!! De maman sauvageonne lui aussi, Calico, à force d’observer les bénévoles proposant jeux et caresses, s’est laissé...

logoLigue Vaudoise pour la Défense des Animaux et contre la Vivisection
pour la défense des animaux exploités et maltraités

adresse :
Ch. De la Grangette 171
La Croix-sur-Lutry
CH-1090 Suisse
 
contact :
tel. (+41) 021 791 20 36
info [@] defense-animaux.ch

module de contact

 
horaires :
ouvert tous les jours
de 15h00 à 19h00
 
les images et le contenu des articles mentionnés ou publiés par d'autres auteurs sont propriété des respectifs auteurs
  • site web, graphisme et template
  • @ Amnis Garage
  • Amnis Garage
  • réalisé par Andrea, Barbara, Evaristo, Federica, Max



En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de Cookies
pour améliorer votre navigation et votre expérience du site et pour réaliser des statistiques de visites.